26 agosto 2024

"L’homme n’est pas aussi intéressant que la femme"

Entrevista de Bertrand Bouard - lexpress.fr - 27/08/2024

"Excusez mon français, il est un peu brutal", sourit Arturo Pérez-Reverte, avant d’expliquer avoir essentiellement appris la langue de Molière auprès des "chauffeurs de taxi et des soldats" côtoyés lors de ses années de reporter de guerre. En définitive, le français du prolifique auteur espagnol, qui a redonné ses lettres de noblesse au roman historique, se révèle de bonne tenue et sera usité tout du long de l’entretien accordé à l’occasion de la publication de son 29ᵉ roman, 'L’italien'. Ce récit d’aventures situé à Gibraltar en 1942 et 1943 est le premier à paraître chez son nouvel éditeur français, Gallimard, qui s’apprête également à republier en poche la plupart des titres de son œuvre ('Le tableau du maître flamand', son premier best-seller, paru en 1990, est déjà disponible). Son nouvel opus relate la dangereuse connivence entre une libraire espagnole, Elena Arbués, et un plongeur de combat italien, Teseo Lombardo, chargé d’envoyer par le fond les bâtiments de la Royal Navy. Au-delà des scènes d’action au réalisme impeccable dans les profondeurs de la baie d’Algésiras, fruit d’une documentation minutieuse, le récit creuse les thèmes chers à l’auteur, le courage, fût-il irrationnel, la relation entre la vie et les livres, les amours et leurs implications irrévocables, toutes choses aboutissant à une réflexion sur les notions d’héroïsme et d’honneur, chères à ce grand lecteur de Joseph Conrad. 

—Comment l’envie d’un nouveau livre survient-elle?

—Il y a plusieurs sortes de romanciers. Pour ma part, j’ai toujours eu beaucoup d’histoires dans la tête, dès mon plus jeune âge. Je regardais des films à la télé, au cinéma, je lisais des livres, je me déguisais, je jouais avec des amis, des frères, j’ai toujours eu une disposition pour inventer des histoires. Quand je me suis lancé dans le journalisme, c’était pour vérifier si la réalité allait correspondre à ce que j’avais lu dans les livres: si je trouverais des filles, des héros, des méchants qui ressembleraient à ceux des romans. Et maintenant que j’ai 72 ans, j’ai toujours la tête remplie d’histoires, et ce que j’ai lu, ce que j’ai vécu et ce que j’imagine se mélange. Alors, un jour, quelque chose de quasi mystique se produit, une fille qui passe, un ami qui prononce une phrase, une musique, une lecture active cette partie de mon cerveau et va déclencher le roman. Cette fois, l’idée qui m’a guidé, c’est la façon dont le regard d’une femme construit le héros. L’italien est un soldat, il ne dit rien d’intéressant, il n’est pas cultivé, ce n’est pas un intellectuel, mais il est beau et il est courageux. Elena, en revanche, a lu, elle connaît L’Iliade et l’Odyssée, c’est elle qui fait la projection sur lui et construit le héros. L’homme n’est jamais un héros complet s’il n’y a pas une femme qui le regarde. Tel était le point de départ. Je raconte ce que j’ai vécu et ce que j’imagine. C’est pourquoi je ne me considère pas comme un artiste, à la manière dont pouvait l’être mon ami Javier Marías, qui vivait la littérature de façon intellectuelle, à partir d’un monde intérieur: moi, je suis un artisan. 

—Le sens de l’honneur est partagé par nombre de vos personnages, mais un honneur très personnel, en vertu duquel on rend des comptes essentiellement à soi… 

—En effet, et il y a plusieurs raisons à cela. Je viens d’une famille où ce mot, "honneur", avait un certain sens. Il signifiait le panache face à l’adversité. La parole donnée était importante. Quand j’étais enfant, si je donnais ma parole d’honneur et que quelqu’un se moquait de moi, je me battais… Je la donne encore aujourd’hui mais plus grand monde ne le fait. [Rires.] Ensuite, les lectures. Petit, j’ai lu 'Les trois mousquetaires', un récit dans lequel l’honneur, la loyauté, la fidélité aux principes, à la patrie, aux amis, importent… Idem dans les films que j’ai pu voir enfant. J’avais donc été élevé pour être un gentleman, et quand je me suis retrouvé plus tard dans des situations qui entraient en contradiction avec ces valeurs, j’ai toujours eu comme refuge de me demander quelles étaient les choses qu’on ne pouvait pas faire et celles qu’on devait faire. Car tu es ton propre témoin, et un jour tu risques de regretter certains choix.  Comme tous les citoyens de ma génération, j’ai été élevé dans des mots grandiloquents comme "patrie", "honneur", "drapeau", "religion", "Dieu". La vie réelle a eu tôt fait de les anéantir. Et quand ces grands mots ont été détruits, il convient de construire ses propres règles. Ça a été mon cas et c’est celui de la plupart mes personnages. Ils ont dû renoncer à une idéalisation du monde et développer des règles personnelles dans lesquelles se réfugier.  

—Cela vous vient-il aussi de la lecture de Conrad? 

—J’ai lu 'La ligne d’ombre' quand j’avais 15 ans. J’étais lié à la mer depuis mon plus jeune âge: mon père, ingénieur, voyageait à bord de pétroliers dans les pays producteurs, ses amis étaient capitaines de marine, mon oncle était aussi dans la marine, mon grand-père a été marin de guerre… Quand j’ai lu Conrad, c’était comme s’il parlait de moi, je n’étais pas un témoin, mais un protagoniste de tout ce qui arrivait à Lord Jim, à Marlow… Il y a des auteurs auxquels je dois beaucoup: Dumas, Stendhal, Chateaubriand, Barjavel, Montaigne, Dostoïevski, Scott Fitzgerald, mais peu à peu ils sont restés derrière moi, ils m’ont donné tout ce que je pouvais prendre d’eux, je les ai pressés comme des citrons. L’unique qui vit toujours avec moi, c’est Conrad. Il y a deux semaines, j’ai relu pour la dixième fois 'La rescousse', toujours avec la même humilité, je prends des notes, je repère des choses que je n’avais pas encore vues… Dans mon bureau, j’ai une photo de lui, ainsi que sur mon bateau. Conrad, c’est un ami. Lui a passé trente ans en mer, moi vingt à couvrir la guerre [avant de devenir écrivain]. J’ai une bibliothèque avec 300 de ses livres, biographies, correspondance, dans toutes les langues. Un ami a récemment refait la traduction espagnole d’'Au cœur des ténèbres', et aucune traduction du premier paragraphe n’était correcte, car la manœuvre que décrit Conrad exige de connaître très bien le monde marin. Mon ami a sollicité mon aide, et j’ai proposé une autre traduction. Je suis fier de ça… 

—Vos personnages féminins sont très forts, indépendants, des femmes puissantes, pourrait-on dire… 

—Je crois que tout commence avec Dumas. Je lis 'Les trois mousquetaires', et je tombe amoureux de Milady, une femme qui se bat seule contre le monde des hommes. Ma conception selon laquelle la femme est un soldat perdu en territoire ennemi vient de là. Elle a marqué ma vie. Je n’ai eu de cesse de chercher des Milady, j’en ai même épousé une… [Sourire.] L’idée de la femme face à un monde hostile est là depuis le début. Et je n’ai cessé de l’approfondir, cette idée, dans mes romans, comme 'Le tango de la vieille garde'. L’homme n’est pas aussi intéressant que la femme. Même la femme la plus heureuse en apparence a des recoins de solitude, d’obscurité. En Espagne, j’ai subi récemment une campagne de féministes, par rapport au langage [NDLR: il a pris position contre l’écriture inclusive]. Moi, j’ai besoin d’un outil professionnel efficace, je ne suis pas prêt à me laisser emmerder pour des conneries qui n’ont rien à voir avec la langue. Mais tous ceux qui lisent mes romans savent que les femmes y sont très puissantes, en contrôle de leur existence. Dans 'L’italien', Elena devient une héroïne par défi.  

—Vous êtes un grand collectionneur de livres, comment voyez-vous son avenir? 

—Je ne suis pas bibliophile, j’ai des livres pour les lire. Il y a une vraie contraction des lecteurs. L’édition espagnole de 'La Reine du Sud' [2002] s’était vendue à 800 000 exemplaires en un an; aujourd’hui, si je parviens à franchir la barre des 200 000 ou 300 000 exemplaires, c’est un exploit. Et encore, je suis un écrivain privilégié. Le livre tel qu’on le connaît va exister encore dix ou vingt ans, et ce sera un objet pour les élites. Mais ça n’a aucune importance. L’être humain, du jour où il affrontait des mammouths, a toujours raconté et écouté des histoires. Cela élève, amuse, et cela va continuer, mais les supports seront différents. Le livre comme objet de lecture est déjà mort. Pour moi, c’est trop tard, je ne vais pas essayer de m’adapter, je descends à la prochaine…

https://www.lexpress.fr/culture/livre/arturo-perez-reverte-lhomme-nest-pas-aussi-interessant-que-la-femme-ZSX7OGNGP5GBXDZMMXOZI2ZPOM/

11 agosto 2024

Arturo Pérez-Reverte: 'El problema final'

Rafael Fuentes - El Imparcial - 11/08/2024

Quien lea distraídamente 'El problema final' quizá solo vea en él una inteligente recuperación de la novela policiaca más clásica, cuyo epicentro apunta de forma reiterativa a las míticas ficciones de Sir Arthur Conan Doyle, tratadas como su arquetipo más perfecto, ya que el investigador creado por Pérez-Reverte en este relato, Hopalong Basil, es un artista que recita con soltura párrafos cruciales del autor de 'Estudio en escarlata', del mismo modo que su ayudante —y émulo del doctor Watson— resulta ser un español bautizado como Francisco Foxá, novelista que asimismo conoce de forma exhaustiva la vasta producción narrativa de aquel oftalmólogo procedente de Edimburgo que se aburría en su clínica y que se hizo célebre al imaginar al detective más famoso de la historia.

Incluso la mente criminal que ejecuta los homicidios de esta última entrega de Arturo Pérez-Reverte posee también una biblioteca con las obras completas de Sherlock Holmes, y sus continuos subrayados y anotaciones en los márgenes de cada página indican no solo su memorización apasionada de los sucesos y las argucias para encubrir los asesinatos, sino también una meditación casi monomaníaca sobre los motivos, las consecuencias y la ética interna de la dialéctica entre los asesinos y los investigadores.

Así que esa lectura más cutánea y ligera de este libro nos asegura ya de por sí el deleite por la intriga de los enigmas, los desafíos a la razón y a las leyes físicas, la tensión al inspeccionar los cadáveres, los misterios que envuelven la ferocidad humana cuando esta se aplica con fría racionalidad y los esfuerzos del intelecto para deshacer los interrogantes desde pistas dispersas y llegar a conocer al fin la verdad. Los amantes del género disfrutarán además con el brillante juego que los protagonistas llevan a cabo recordando multitud de pasajes de Conan Doyle para descartar, o bien comprender, los recursos de la mente asesina cuyos delitos se consuman rindiendo sutiles homenajes de admiración al propio Sherlock Holmes. Placer de lectura asegurado por partida doble. Dos líneas de disfrute, pero no las únicas, pues el autor nos proporciona en su texto otros factores más de fruición.

Pérez-Reverte, en efecto, no se ha contentado con limitarse a estos deleites en 'El problema final', pues hay mucho más que nos invita a una reflexión más profunda que lo epidérmico. Resucitar a Sherlock Holmes y a Watson no resulta una tarea sencilla, en una época donde este modelo de novela policiaca —en la que el crimen y su resolución se efectúan a través de un duelo de inteligencias— ha sido en la práctica arrinconada por otro prototipo narrativo: la novela negra, donde el raciocinio muestra un escaso desempeño frente a la violencia tanto recibida como ejercida por los detectives.

Esa, digamos, resurrección del detective arquetípico adentra la narración en un terreno profundo como es el de la identidad, y en parte en la duplicación de las identidades, pues Hopalong Basil viene a ser un doble de Holmes, así como Foxá lo es de Watson. Pero aún más interesante resulta el mecanismo de cómo y por qué se adopta una identidad distinta a la aparentemente natural. El “padre” de Falcó o Alatriste hace que Basil sea un actor de teatro, quien a su vez ha interpretado en más de una ocasión a Holmes en la gran pantalla. Esto facilita la identificación. Pero no es lo sustancial. Lo decisivo y capital es que los otros, aquellos que lo han visto en ese papel cinematográfico, desean seguir considerándolo del mismo modo en la realidad, y a poco que el actor Basil se esfuerce cree de modo incontestable en esa reencarnación. La fe del grupo asigna el rol a la persona, y la persona se trasmuta en el personaje, llegando a actuar y pensar como él. A su vez, Basil concede el papel de Watson a Francisco Foxá, y se opera la misma transfiguración de identidades. Y, por cierto, al final de la narración descubriremos que el mismo malabarismo con la identidad funciona en la persona que comete los homicidios.

De todo este juego con la transfiguración de la identidad es muy consciente el protagonista, Hopalong Basil —al fin y al cabo un actor-, quien nos conduce a perspicaces reflexiones sobre el tema. Al hilo de sus mutaciones del rol que desempeña, toma conciencia del inmenso poder de lo imaginario, que se superpone fácilmente a la realidad material: “Nunca hasta este momento —nos dice—, pese a mi larga experiencia cinematográfica, había comprendido la fuerza intensa que la ficción puede alcanzar entre los seres humanos”. Esa vida imaginaria posee el poder de rectificar y reconducir una existencia individual, o incluso colectiva. Así nos lo hace saber: “Se me ocurrió de pronto una buena trama para el guion de una película: el atraco a un banco en el que uno de los rehenes es un actor, pusilánime y cobarde en la vida real, que ha interpretado a héroes de cine, y todos esperan de él, incluso los atracadores, que actúe como tal”. Es decir, la fantasía colectiva acaba por imponerse a la forma de ser del individuo, que puede transformarse como por arte de magia. En definitiva, un caso análogo al del propio Basil-Holmes que se formula a sí mismo estas ideas.

La reiteración de este hecho, no solo en Basil, sino también y al mismo tiempo en Foxá y en el cerebro exterminador —enmascarado de inocencia en una isla griega incomunicada temporalmente del resto del mundo—, apunta a una conclusión más general sobre la visión del autor en torno a la antropología humana, resumida en la afirmación: “Las mentiras son más significativas que la verdad”. Es decir, la persona —palabra que originariamente significaba máscara— vive más de fantasías que de realidades, y esas quimeras encierran mayor peso que la verdad más corpórea y tangible. Podríamos decirlo con las palabras más poéticas y a la vez más exactas de Novalis: “La vida no debe ser una novela que se nos impone, sino una novela que inventamos”. O bien con las del novelista maldito Jules Barbey d'Aurevilly: “Se vive más en la vida que no se tiene que en la que se tiene”. Toda vida, por muy humilde que sea, coexiste con la quimera de sus recuerdos, de continuo rectificados en la memoria, sus proyectos ilusorios de futuro, las fábulas del presente que le llegan de mil lugares y ocupan el sitio de verdades incontrovertibles, las propias suposiciones imaginarias que brotan de sí mismo a cada paso. Un orbe fantasmagórico al que hay que sumar el cambio de actitud según las estrategias, los miedos o las expectativas que los demás ejercen sobre cada uno de nosotros. Todo ciudadano es siempre un consumado actor en su vida diaria, donde sus mentiras son, en efecto, más significativas que la verdad.

Quizá todas estas indicaciones que el novelista nos ofrece pudieran conducirnos al último drama de William Shakespeare, 'La tempestad', donde proclama la profunda simbiosis entre ficción y vida humana, concluyendo con aquellos celebérrimos versos donde se afirma: “Estamos hechos de la misma materia que los sueños, y en un sueño desemboca nuestra corta vida”. Cierto que Arturo Pérez-Reverte no se adentra en este itinerario casi metafísico, pero sí al menos remarca cómo el intérprete profesional, en teatro o cine, solo realiza una prolongación experta de ese rasgo de actores envueltos en fantasías que todos los seres humanos ejercitamos a diario. Al hilo de esta meditación de Basil reencarnando al legendario detective, la novela nos proporciona un elemento originalísimo, como es la autocrítica del investigador sobre sí mismo y una autoevaluación de sus virtudes y defectos. Un inesperado cargo de culpa lo hará aún mucho más interesante y veraz.

Por otro lado, el asunto de la naturaleza del histrión se encuentra muy vinculado al propio título de la novela: 'El problema final'. El comediante profesional nace en la Grecia clásica muy ligado a la figura del dios Dionisos. En parte, porque Dionisos es la divinidad que tras vivir recibe la muerte, hasta tres veces, pero en las tres resucita y recobra otra vez la vida, algo que estimulaba el papel de los artistas dramáticos para dejar perecer su propia vida y resucitar en la de su personaje, tantas veces como protagonistas debieran encarnar, para sobrevivir sucesivamente en innumerables existencias diferentes entre sí.

A su vez, los amantes del género policíaco conocen de sobra que 'El problema final' es el título de un relato corto de Conan Doyle donde este urde un atentado contra Sherlock Holmes que culmina con su defunción. Muerte heroica, pero a fin de cuentas liquidación del ya odiado personaje por el escritor británico. De forma similar a como Miguel de Unamuno señalase que don Quijote tenía una realidad más auténtica que su creador, Miguel de Cervantes, el gran narrador de Edimburgo sentía que su creación le sobrepasaba, le oprimía y mostraba una presencia mucho más poderosa que el progenitor que lo alumbró. Un propósito de exterminar a su producto imaginario que resultó por completo fútil, pues ya sabemos que la ficción vence continuamente a la verdad. Así que, con el mismo título, 'El problema final', el novelista español nos narra cómo el mito se levanta de entre los muertos y se encarna en un actor, metáfora de cómo los mitos sobreviven a cualquier intento de asesinato y resultan inmunes a los constantes empeños de acabar con ellos. Son más invulnerables que los propios dioses, ya que las sociedades no podrán sobrevivir sin sus autoproclamadas leyendas.

Al remarcar este carácter invicto del detective más clásico, la novela lleva a cabo una crítica literaria implícita. Se constata en ella la superabundancia actual de la “novela negra”, hasta inundar de tedio los anaqueles de las librerías. Francisco Foxá, narrador de profesión, lo enuncia a las claras. La obsesión por el “género negro” durará “hasta que la saturación aburra a los lectores”, algo que espera suceda pronto. La defensa de la “novela-problema” y la resurrección de Holmes representa una elegante crítica literaria ante una fórmula hinchada artificiosamente como un globo.

Aun señalando el hartazgo de esta segunda receta novelesca, Pérez-Reverte tiene la precaución de no ahondar más en la crítica o repudio de un género cultivado por narradores contemporáneos, a muchos de los cuales le unen lazos de simpatía o amistad. Pero a nosotros, particularmente, este atracón de novela negra hasta la indigestión esconde motivos profundos de una reiteración ideológica sustentada en intereses más políticos que artísticos o narrativos. El esquema de novela negra ideado por Dashiell Hammett o Raymond Chandler se sustenta en una dialéctica marxista que nos remite a la lucha de clases, la alienación ideológica, la doctrina de la clase ociosa y el desenmascaramiento de la supuesta superestructura ideológica, teorizada con entusiasmo por Karl Marx, pero que nunca convenció al propio Engels.

Los investigadores del “relato negro” concluyen siempre sus pesquisas desvelando que los verdaderos criminales son, de forma perpetua e inasequible, burgueses poderosos y adinerados que han comprado con el vil metal su buena imagen social, pero que en realidad son de antemano, y de un modo harto previsible, corruptos, perversos, inútiles, avaros, mezquinos, falsos, en una prefabricada escoria humana. Etiquetas tan predecibles como manidas. Hay, pues, muchos intereses políticos para que este esquema, ya arterioesclerótico, sobreviva hasta la náusea. Se cambia solo la careta del detective-“caballero andante” para fingir una falsa novedad: de hombre duro y silencioso se va pasando a protagonista afrodescendiente, a homosexual, a mujer, a mujer lesbiana, y así a cuantas mutaciones de la apariencia se les ocurran a los autores. Pero ya de antemano sabemos el perpetuo origen del mal: la clase burguesa dominante y los traidores desclasados que se arrodillan a su servicio. Este monotema comienza a caer en la reiteración grotesca, pese a la inyección de ideología política que trata de sostenerlo contra viento y marea.

Un Sherlock Holmes como el de 'El problema final' propone un sentimiento de culpa en el investigador, una reflexión crítica sobre sí mismo, y sobre todo una veracidad mucho más auténtica y compleja de los vericuetos mentales que llevan a una mente humana, sea cual sea su estatus social, a atentar contra la vida de sus semejantes. Todo ello nos hace disfrutar del placer de la lectura en múltiples facetas que trascienden la mera intriga. Por lo demás, al margen de los esquemas narrativos y de la personalidad de los detectives, todos estos ingredientes nos hacen pensar que la máxima atención de una novela criminal debería recaer justo sobre el propio criminal, sin primar la figura del detective. ¿Resulta demasiado ilógico pedir esto? Entrar en los innumerables recovecos de la mente homicida sin partir nunca de un estereotipo ideológico, ya tan tedioso como previsible. Un camino a seguir que abriría líneas narrativas de alentadora novedad.

https://www.elimparcial.es/noticia/273070/los-lunes-de-el-imparcial/arturo-perez-reverte:-el-problema-final.html

29 julio 2024

Diez cabalgan juntas

abc.es - 29/07/2024

Resumir en diez películas sesenta y cinco años —este año cumpliré los 73— como espectador de cine es imposible y hasta doloroso, pues obliga a dejar fuera títulos fundamentales, no sólo en la historia de la pantalla grande, sino en la propia formación personal. Al fin y al cabo, la gente de mi edad y generación es sin duda lo que ha vivido, que a estas alturas no es poco; pero también los libros que leyó y el cine que vio, que nos marcaron de una forma tan intensa que hoy resulta difícil imaginar. Incluso algunos de nosotros, como fue mi caso, no conocimos la televisión hasta cumplir los doce años; y antes de eso, lecturas aparte —o no tan aparte, pues todo iba junto— nuestra formación audiovisual, la manera de acercarnos mediante imágenes a los lugares, la aventura, el amor, la vida y la muerte, fue casi exclusivamente cinematográfica.

¿Cómo dejar fuera de una lista docenas, centenares de películas decisivas que tanto influyeron en nuestra forma de mirar el mundo? ¿Cómo obviar 'Centauros de desierto', 'La regla del juego', 'El capitán Blood', 'Un genio anda suelto', 'Lawrence de Arabia', 'Muelle de brumas' o 'Un maldito embrollo'? ¿Cómo no mencionar 'Los diez mandamientos', 'Ben-Hur', 'El gatopardo', 'Zulú', 'Sunset Boulevard', 'Desayuno en Tiffany’s' o la trilogía de la caballería de John Ford? ¿Cómo pasar por alto películas de guerra como 'El puente sobre el río Kwai', 'El día más largo', 'Sangre en Indochina', 'Duelo en el Atlántico', 'Fugitivos del desierto', 'Bajo diez banderas' o 'Un taxi para Tobruk'? ¿Cómo no mencionar alguna película española cuando tienes en la memoria 'Carne de horca', 'Calle Mayor', 'Atraco a las tres', 'Bienvenido, mister Marshall', 'El clavo', 'La escopeta nacional', 'Harka', 'Tres de la Cruz Roja', 'Los tramposos', 'Rojo y negro', 'La gran familia' o 'Cateto a babor'?...

En fin. Como todo eso es imposible, y la exigencia es mencionar diez películas favoritas, decisivas en tu vida y tu memoria, debo limitarme a diez. A unas pocas entre las que todavía, cuando las veo, me producen el mismo estremecimiento que la primera vez. Aquéllas en las que descubro resortes que luego siguieron funcionando en mi cabeza y mi trabajo durante el resto de mi vida. Que me explicaron el mundo y me explican a mí. Estas diez son algunas de ellas: 'Rio Bravo' (Howard Hawks), 'El mundo en sus manos' (Raoul Walsh), 'La máscara de Dimitrios' (Jean Negulesco), 'El hombre que mató a Liberty Valance' (John Ford), 'Los duelistas' (Ridley Scott), 'Tener y no tener' (Howard Hawks), 'La venganza de Ulzana' (Robert Aldrich), 'La última noche del Titanic' (Roy Ward Baker), 'Atrapa a un ladrón' (Alfred Hitchcock) y 'Último tren a Katanga' (Jack Cardiff).

https://www.abc.es/xlsemanal/cartelera-perfecta/seleccion-mejores-peliculas-reverte

19 julio 2024

'La isla de la mujer dormida', nuevo libro de Arturo Pérez-Reverte

zendalibros.com - 19/07/2024

El próximo 8 de octubre Alfaguara publicará la nueva novela de Arturo Pérez-Reverte, 'La isla de la mujer dormida', una historia de mar, amor y aventuras ambientada en una isla de las Cícladas occidentales griegas. En abril de 1937, mientras en España transcurre la Guerra Civil, el marino mercante Miguel Jordán Kyriazis es enviado por el bando sublevado para atacar de modo clandestino el tráfico naval que desde la Unión Soviética transporta ayuda militar para la República. En la base de operaciones, una pequeña isla del mar Egeo, la vida del corsario español se cruzará en un turbio triángulo con la de los propietarios, el barón Katelios y su esposa: una seductora mujer madura que busca, con fría desesperación, el modo de escapar a su destino.

Buscaba la boca del hombre con la suya, húmeda de sal.

—¿Tienes frío? —preguntó él.

—No, no… Tengo miedo.

—¿A qué?

—A cuando te hayas ido y esto se borre de mi memoria.

Presionó contra él su cuerpo goteante; y Jordán, mojada la ropa, la acogió entre los brazos estrechándola muy fuerte.

—Maldito seas, capitán Mihalis —susurró ella de pronto.

Tardó él un momento en comprender.

—Sí —dijo al fin.

Arturo Pérez-Reverte ha vendido más de veintisiete millones de ejemplares de sus obras en todo el mundo. Su última novela, 'El problema final', publicada por Alfaguara en septiembre de 2023, suma ya 300.000 lectores en España y continúa en los primeros puestos de las listas. Con 'Línea de fuego', que vendió más de 400.000 ejemplares, fue galardonado con el Premio de la Crítica 2020. Además, después de treinta años publicando en Francia, Pérez-Reverte y su obra han entrado a formar parte del catálogo de la prestigiosa editorial Gallimard, que lanzará el próximo mes de septiembre 'El italiano', de momento inédita en francés, como uno de los títulos más importantes de su "rentrée" literaria.

El propio Pérez-Reverte explica, acerca de su última novela, lo siguiente: «Siempre quise escribir una novela de corsarios modernos, y 'La isla de la mujer dormida' me brindó por fin la oportunidad de hacerlo. Además, el Mediterráneo y el mar Egeo de los años treinta del siglo pasado eran el escenario perfecto para eso».

https://www.zendalibros.com/la-isla-de-la-mujer-dormida-nuevo-libro-de-arturo-perez-reverte/

25 junio 2024

"Siempre he preferido a un buen zapatero que a un filósofo"


Entrevista de Piotr Jagielski - PAP - 22/06/2024

"Soy un escritor profesional, un narrador profesional. No soy un artista, soy un artesano. Siempre he preferido a un buen zapatero a un filósofo", dijo a Polska Agencja Prasowa el escritor español Arturo Pérez-Reverte, autor de 'El club Dumas', 'Territorio comanche' y 'La tabla de Flandes'.

Autor de varias decenas de libros (novelas, reportajes, colecciones de artículos y columnas de prensa), el escritor y periodista español Arturo Pérez-Reverte es uno de los autores contemporáneos más populares. Un gran avance en su carrera fue la novela 'La tabla de Flandes', publicada en 1990, cuya nueva edición será publicada en Polonia por la editorial ArtRage.

"Un cuadro del siglo XV de un maestro flamenco está a punto de salir a subasta cuando Julia, una joven restauradora de arte, descubre una peculiar inscripción en su esquina: "¿quién mató al caballero?". En el cuadro, el duque de Flandes y su caballero están jugando una partida de ajedrez, con una dama de pie en el fondo junto a la ventana", leemos en la descripción del editor. "Julia quiere resolver el misterio del asesinato de 1469 a toda costa, pero cuando empieza a buscar pistas, en poco tiempo varios de sus amigos del mundo del arte son víctimas de brutales asesinatos. ¿Qué tienen en común la partida de ajedrez en el cuadro, la muerte de Roger d'Arras, el lado oscuro del mundo del arte y estos asesinatos? En 'La tabla de Flandes', Pérez-Reverte sube a sus alturas, combinando lo mejor de las novelas policíacas con el suspense propio de los thrillers más destacados".

—Dijo sobre este libro que lo escribió, lo dejó en la editorial y se fue a informar sobre la guerra en el Golfo Pérsico, y cuando volvió descubrió que era el autor de un "best seller". Cuando entregó el libro a la editorial, ¿sabía que iba a ser un éxito?

—No sólo no me lo esperaba, sino que ni siquiera tenía la intención de ocuparme de la literatura. Era un entretenimiento para mí. Algo que te permitiera despegarte de la realidad, escapar del mundo. Nadie podría haber estado más asombrado por este éxito que yo. No me lo esperaba en absoluto. También se puede ver en el hecho de que durante los siguientes cuatro años seguí trabajando como periodista y reportero. Solo entonces me pasé a la literatura. Fue como un salvavidas al que me agarré en el momento en que decidí que tenía que dejar el periodismo.

—¿Por qué pensaba eso?

—Era la época de la primera Guerra del Golfo. 1990, 1991. Me di cuenta de que el mundo había cambiado. Esa información se presentaba de una manera completamente diferente a la que estaba acostumbrado en mi trabajo. Me di cuenta de que no sería fácil para mí adaptarme a este mundo cambiado. Traté de mostrar la verdad a los televidentes y lectores. Si hubiera muerto en la guerra a la edad de 20 años, habría muerto a causa de la aventura en la que me había metido. Si me hubieran matado a la edad de 30 años, habría sido la muerte en el ejercicio de mis deberes oficiales. Si hubiera muerto en una guerra así a la edad de 34 años, habría muerto completamente sin sentido, haciendo un trabajo en el que ya no creía. Esa fue la razón por la que decidí dejar el periodismo. Tenía una hija a la que no vi crecer, tenía un yate y quería poder navegar por fin. Y dejé de creer en este trabajo. Así que era un buen momento para irse. La literatura me permitió tener algo de lo que vivir.

—¿Le parece mejor una novela de ficción para describir el mundo que un reportaje que describe hechos?

—Cuando era periodista, se lo contaba al mundo. Como escritor, explico el mundo. Son dos cosas completamente distintas. No fui testigo, fui espectador. Hablaba de hechos desnudos, no me permitía interpretarlos; Mostré lo que vi. Respetaba la inteligencia del lector. No manipulé las emociones de ninguna manera, no cambié las imágenes que veía. Fui testigo directo. Una especie de mercenario. Por otro lado, como novelista, interpreto y explico el mundo. El problema en Europa en este momento es que hay demasiados periodistas que imponen su punto de vista. Todo el que tiene un teléfono en la mano se convierte en periodista y se permite interpretar el mundo. Hemos pasado del análisis racional al juego con los sentimientos. Las redes sociales están llenas de personas que nos hablan del dolor y el sufrimiento. Sin embargo, esta información ya es interpretada por ellos. Es peligroso. Me alegro de no ser periodista en estos días. Hace unos días vi una foto de una periodista con un niño en brazos llorando frente a la cámara. Pienso para mis adentros que ella no está ahí para llorar, sino para decirme lo que está pasando. Realmente, no me importa lo que ella sienta. Se supone que ella me explica lo que está pasando, y yo mismo puedo llorar, frente al televisor, como espectador. Vi que esos tiempos iban a llegar, así que decidí dedicarme a la literatura. Me alegro de haber sido periodista tanto como me alegro de ya no serlo más.

—Para describir el mundo, a menudo utiliza trajes de época. ¿Es más fácil hablar de la actualidad?

—Esto es muy lógico. Lo que ha sido no se puede olvidar. Todo ha sucedido antes. La diferencia entre Troya y Gaza radica sólo en los medios técnicos para destruir la ciudad. De hecho, hacemos lo mismo todo el tiempo. El hombre es un verdadero hijo de puta. Si tienes suficiente literatura, has aprendido lo suficiente sobre el mundo, es más fácil entender este mundo. Y el que interpreta el mundo se entiende mejor a sí mismo. El problema es que si no tenemos las herramientas para explicarnos la realidad a nosotros mismos, estamos indefensos frente a la manipulación. Europa, que se ha convertido en analfabeta, es más vulnerable que nunca. Olvidó que todo estaba ya escrito en libros. Todo ha ocurrido ya.

—¿Le preocupa la disminución de las estadísticas de lectores?

—No me preocupa ni me asusta, porque tengo 72 años. Atrás quedaron los momentos de mi vida en los que me dolía y no podía aceptarlo. Hoy, desde una posición privilegiada, observo cómo se está destruyendo el mundo. Los libros, mis viejas lecturas, me permiten comprender mejor esta situación, aceptarla. Me siento un poco como un romano que ve arder su ciudad. Es un espectáculo fascinante. Europa se está suicidando, se está olvidando de lo que es la cultura, de lo que es la memoria. Es triste, desesperado, pero también extremadamente interesante de ver. Especialmente cuando tienes la edad que tengo yo. Porque ya no es mi problema. He visto muchas ciudades ardiendo, mucha destrucción. Siempre lo miré como un hombre que venía de fuera, un extraño, un extranjero que se dejaba caer por allí solo por un momento. Pero en este momento, es mi mundo el que está siendo destruido. Nunca antes me había pasado algo así. Solo soy un tipo que observa y escribe novelas para que mis lectores entiendan estas novelas y les sirvan de anestésico. Por el momento, la cultura, al igual que la aspirina, no es capaz de eliminar la causa del dolor, pero lo hace soportable. Me contento con hacer soportable este dolor. También para mis lectores.

—Cuando se publicó 'La tabla de Flandes' tenía 34 años. ¿Cómo se imaginabas su carrera? ¿Qué esperaba?

—Ciertamente no quería ser escritor. Tenía un barco, me encanta el mar, esperaba que cuando dejara de hacer reportajes y trabajos periodísticos podría navegar. Traté las novelas que escribí en ese momento como un entretenimiento. Cuando regresé de la Guerra del Golfo me sorprendió que mi novela hubiera sido un éxito. Esto me abrió un camino en el que no tenía intención de embarcarme inicialmente. Era una forma de resolver cuaestiones financieras, así como una oportunidad para un intenso trabajo intelectual. También disfruté de una gran independencia, libertad. Todas estas cosas las valoro mucho.

—¿Era como un futbolista al que no le gusta especialmente jugar al fútbol?

—No, no, la literatura juega un papel muy importante en mi vida. Las bibliotecas eran lugares importantes. Mi biblioteca personal tiene treinta y cinco mil volúmenes. En el barco tengo una biblioteca de referencia de trescientos libros, y también leo durante mis viajes. Los libros son mi vida, mis compañeros, mis aliados para tratar de entender el mundo. De hecho soy lector, y soy escritor solo por accidente. Podría pasar el resto de mi vida sin escribir más novelas, pero no podría vivir sin leer. Soy escritor por accidente, pero lector por adicción.

—La escritura a menudo se asocia con cosas como "musas" e "inspiración". ¿Hasta qué punto se basa en estas cuestiones espirituales en su caso, y hasta qué punto es una cuestión de profesión? ¿Escribe un escritor como un sastre cose ropa y un zapatero repara zapatos?

—Exactamente lo mismo. Soy un escritor profesional, un narrador profesional. Me levanto por la mañana, hago ejercicio y luego trabajo durante ocho horas en la novela que estoy escribiendo en este momento. A veces lo hago con más alegría, a veces con menos, pero es mi trabajo y trato de cumplir mis deberes meticulosamente. Hay momentos de inspiración en los que todo va muy bien y otros en los que el trabajo va más o menos. Pero siempre es un trabajo ininterrumpido, persistente y profesional. No soy un artista, soy un artesano. Tengo una profunda admiración por los artistas, pero respeto aún más a los artesanos. Siempre he preferido a un buen zapatero que a un filósofo. Cualquiera puede decir que es un filósofo, pero solo unos pocos pueden reparar bien zapatos.

—¿Qué consejo le daría a un joven que sueña con una carrera como escritor?

—Tengo un consejo: no te apresures con la publicación, lee mucho, escribe mucho y tira mucho a la basura, hasta que llega el momento en que experimentamos lo suficiente como para poder empezar a escribir. Muchos talentos literarios se perdieron debido a la excesiva prisa. Creo que una persona de dieciocho o veinte años ha experimentado muy poco y no hay nada sobre lo que escribir. Además de talentos excepcionales, todos necesitamos un bagaje de experiencia para poder escribir. Tienes que prepararte para este importante momento durante mucho tiempo, al igual que un soldado se prepara para la batalla. Reúne fuerzas y acumula armas: todo lo que la vida nos da, la observación del mundo y los libros. Distingo tres tipos de libros que un futuro escritor debe conocer a fondo. Por supuesto, estoy hablando de un autor de nuestro círculo cultural occidental. En primer lugar, los grandes clásicos, para que sepamos de dónde venimos. La Biblia, Homero, Virgilio. Luego están los grandes artistas que escriben en su lengua materna para ganar eficiencia, claridad y belleza de expresión. Por último, con toda modestia, estudiar la literatura del siglo XIX y XX. Novelistas que crearon la estructura de la novela moderna. De esta manera, recibirá herramientas con las que podrá trabajar literariamente en el mundo que le rodea.

—¿Usted, autor de un número tan impresionante de libros, también tiró a la basura cosas que escribió?

—Sí, ha habido casos así, pero hay que tener en cuenta que empecé a escribir a una edad bastante madura, con un enorme bagaje de experiencia. No era un novato completo. Cuando escribí mi primera novela tenía más de 30 años de vida a mis espaldas y leía mucho. Y aún hoy, con más de 70 años, sigo tirando páginas enteras a la basura. Es doloroso, desperdiciamos horas, a veces días enteros de arduo trabajo. Pero si sospechamos que algo no es lo suficientemente bueno, es mejor deshacernos de ello. Tengo tres o cuatro novelas que nunca logré terminar. No me parecieron lo suficientemente buenas. Me parece que este enfoque y deshacerse de ciertas cosas es parte de la profesión del escritor.

—Es incómodo preguntar: ¿está trabajando en un nuevo libro ahora?

—Terminé una novela ['La isla de la Mujer Dormida'] hace una semana, y estoy en la etapa de edición y corrección. Sin embargo, ya tengo una idea para la próxima. Tengo un problema, tanto profesional como personal: tengo un montón de historias en la cabeza en las que llevo mucho tiempo pensando, pero además tengo 72 años y sé que no me queda tanto tiempo. Es difícil tomar esa decisión: qué escribir y qué se perderá. Ni siquiera puedo estar seguro de que voy a terminar la novela que estoy a punto de empezar. Así que trato de elegir cuidadosamente lo más apropiado. No me quedará mucho tiempo para corregir las decisiones equivocadas. Hay algunas historias que morirán conmigo, y eso me entristece.

—¿Esperaba vivir en una época en la que las teorías conspirativas ya no solo dominarían las páginas de las novelas, sino que se convertirían en parte de la vida cotidiana, de la realidad política, tomadas en serio?

—He pasado toda mi vida como reportero en el mundo de las conspiraciones. Para mí no es nada nuevo, y para un polaco tampoco debería serlo. La difícil y dolorosa historia de Polonia indica que el mundo es un lugar difícil y complicado, un campo de batalla de diversas fuerzas e influencias. Y habrá hijos de puta en el este y en el oeste. Los polacos podrían enseñar mucho a los demás, decir mucho sobre la historia, la realidad y el mundo. En este momento, estoy tocando la espada de un soldado de caballería polaco de 1939 que yace frente a mí. Tengo unos 150 sables de caballería en casa, desde la época napoleónica hasta nuestros días. El que estoy tocando fue utilizado durante las últimas cargas contra las tropas alemanas. Polonia es un país al que nadie tiene que dar lecciones de historia. Esto es lo que nos queda: memoria y cultura. Tenemos que ceñirnos a ello. La gente, ni de Oriente ni de Occidente, no podrá sacarnos de estas trincheras.

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Arturo Perez-Reverte: zawsze wolałem dobrego szewca od filozofa

Jestem zawodowym pisarzem, profesjonalnym opowiadaczem historii. Nie jestem artystą, jestem rzemieślnikiem. Zawsze wolałem dobrego szewca od filozofa - powiedział PAP hiszpański pisarz Arturo Perez-Reverte, autor "Klubu Dumas", "Terytorium Komanczów" i "Szachownicy flamandzkiej".

Autor kilkudziesięciu książek - powieści, reportaży, zbiorów artykułów i felietonów prasowych - hiszpański pisarz i dziennikarz Arturo Perez-Reverte należy do najpopularniejszych współczesnych autorów. Przełomem w jego karierze była wydana w 1990 r. powieść "Szachownica flamandzka", której nowe wydanie ukaże się w Polsce nakładem wydawnictwa ArtRage.

"XV-wieczny obraz flamandzkiego mistrza ma zostać wystawiony na aukcję, gdy Julia, młoda konserwatorka dzieł sztuki, odkrywa w jego rogu osobliwy napis: kto zabił rycerza? Na obrazie książę Flandrii i jego rycerz rozgrywają partię szachów, w tle zaś przy oknie stoi dama" - czytamy w opisie wydawcy. - "Julia pragnie za wszelką cenę rozwiązać zagadkę morderstwa z 1469 r., ale gdy zaczyna szukać wskazówek, w krótkim czasie kilkoro jej znajomych ze świata sztuki pada ofiarą brutalnych zabójstw. Co łączy partię szachów na obrazie, śmierć Rogera d'Arras, mroczną stronę świata sztuki i te morderstwa? W +Szachownicy flamandzkiej+ Perez-Reverte wspina się na swoje wyżyny, łącząc to, co najlepsze w powieściach detektywistycznych z napięciem typowym dla najwybitniejszych thrillerów".

PAP: Mówił pan o tej książce, że napisał ją, zostawił wydawcy i wyjechał relacjonować wojnę w Zatoce Perskiej, a kiedy pan z niej wrócił, dowiedział się, że jest autorem bestsellera. Zostawiając książkę u wydawcy, wiedział pan, że okaże się sukcesem?

Arturo Perez-Reverte: Nie tylko tego nie oczekiwałem, ale nie miałem nawet zamiaru zajmować się literaturą. Była dla mnie rozrywką. Czymś, co pozwalało oderwać się od rzeczywistości, uciec od świata. Nikt tym sukcesem nie mógł być bardziej zdumiony niż ja sam. Wcale się tego nie spodziewałem. Widać to także po tym, że jeszcze przez kolejne cztery lata pracowałem nadal jako dziennikarz, reporter. Dopiero potem przeszedłem na literaturę. Było to jakby kołem ratunkowym, którego chwyciłem się w momencie, gdy uznałem, że muszę porzucić dziennikarstwo.

PAP: Dlaczego tak pan uznał?

A.P.-R.: Były to czasy pierwszej wojnie w Zatoce Perskiej. 1990, 1991 rok. Zauważyłem, że świat się zmienił. Że informacje przedstawiane będą w sposób zupełnie inny niż ten, do którego przywykłem, sam praktykowałem w swojej pracy. Zdałem sobie sprawę, że nie będzie mi łatwo przystosować się do tego odmienionego, świata. Starałem się pokazywać widzom i czytelnikom prawdę. Gdybym zginął na wojnie w wieku lat 20, zginąłbym z powodu przygody, w którą się wdałem. Gdybym został zabity w wieku lat 30, byłaby to śmierć w trakcie wykonywania obowiązków służbowych. Gdybym zginął na takiej wojnie, mając lat 34, zginąłbym zupełnie bez sensu, przy wykonywaniu pracy, w którą już nie wierzyłem. To było powodem, dla którego postanowiłem porzucić dziennikarstwo. Miałem córkę, której dorastania nie widziałem, miałem jacht i chciałem wreszcie móc pożeglować. I przestałem wierzyć w tę pracę. Był to więc dobry moment, by odejść. Literatura pozwoliła mi na to, bym miał z czego żyć.

PAP: Czy operująca fikcją powieść służy panu lepiej do opisywania świata niż reportaż opisujący fakty?

A.P.-R.: Kiedy byłem dziennikarzem, opowiadałem świat. Jako pisarz - objaśniam świat. To dwie, zupełnie inne sprawy. Nie byłem świadkiem, byłem widzem. Opowiadałem o nagich faktach, nie pozwalałem sobie na ich interpretowanie; pokazywałem to, co widziałem. Szanowałem inteligencję czytelnika. W żaden sposób nie manipulowałem emocjami, nie zmieniałem obrazów, które widziałem. Byłem bezpośrednim, naocznym świadkiem. Rodzajem najemnika. Natomiast jako powieściopisarz interpretuję i objaśniam świat. Problem, jaki w tej chwili występuje w Europie, polega na tym, że jest zbyt wielu dziennikarzy, narzucających swój punkt widzenia. Każdy, kto ma w ręku telefon, zamienia się w dziennikarza i pozwala sobie na interpretowanie świata. Przeszliśmy od racjonalnej analizy do zabawy uczuciami. Portale społecznościowe pełne są osób, które opowiadają nam o bólu i cierpieniu. Są to jednak informacje już przez nich zinterpretowane. To niebezpieczne. Cieszę się, że nie jestem dziennikarzem w dzisiejszych czasach. Kilka dni temu widziałem taki obrazek: dziennikarka z dzieckiem w objęciach płacze przed kamerą. Ja myślę sobie, że ona nie jest od tego, żeby płakać, tylko od tego, żeby mi opowiedzieć co się dzieje. Naprawdę, nie obchodzi mnie co ona odczuwa. Ona ma mi wytłumaczyć, co się dzieje, a popłakać mogę sobie ja sam, przed telewizorem, jako widz. Widziałem, że takie czasy nadchodzą, dlatego postanowiłem zająć się literaturą. Cieszę się, że byłem dziennikarzem tak samo, jak cieszę się, że już nim nie jestem.

PAP: Dla opisania świata sięga pan często po historyczne kostiumy. Czy tak jest łatwiej mówić o współczesności?

A.P.-R.: To bardzo logiczne. To, co było, nie może zostać zapomniane. Wszystko się już kiedyś wydarzyło. Różnica między Troją a Gazą polega jedynie na technicznych sposobach zniszczenia miasta. Tak naprawdę cały czas robimy to samo. Człowiek to prawdziwy sk...syn. Jeśli ma się wystarczający bagaż poznanej literatury, dostatecznie wiele dowiedziało się o świecie, łatwiej przychodzi zrozumienie tego świata. A ten, kto interpretuje świat, lepiej rozumie siebie samego. Problem polega na tym, że jeśli nie posiadamy narzędzi, by objaśniać sobie rzeczywistość, jesteśmy bezbronni wobec manipulacji. Europa, która stała się analfabetką, jest bardziej bezbronna niż kiedykolwiek wcześniej. Zapomniała, że wszystko jest już zapisane w książkach. Wszystko już się wydarzyło.

PAP: Czy wobec tego martwią pana spadające statystyki czytelnictwa?

A.P.-R.: Nie martwi mnie to, ani nie przeraża, bo mam 72 lata. Minęły już w moim życiu czasy, gdy to mnie bolało i nie potrafiłem się z tym pogodzić. Dziś, z uprzywilejowanej pozycji, przyglądam się temu, jak niszczony jest świat. Książki, moje dawne lektury, pozawalają mi tę sytuację lepiej zrozumieć, pogodzić się z nią. Czuję się trochę jak Rzymianin, który patrzy jak płonie jego miasto. To fascynujący spektakl. Europa popełnia samobójstwo, zapomina o tym, czym jest kultura, czemu służy pamięć. To smutne, rozpaczliwe, ale też niezmiernie ciekawie się temu przyglądać. Zwłaszcza, gdy ma się tyle lat, co ja. Bo to już nie jest mój problem. Widziałem wiele płonących miast, wiele zniszczenia. Patrzyłem na to zawsze jako człowiek, przychodzący z zewnątrz, obcy, cudzoziemiec, który wpadł tylko na chwilę. Natomiast w tej chwili to mój świat ulega zniszczeniu. Nigdy wcześniej nie przytrafiło mi się coś podobnego. Ja jestem tylko facetem, który obserwuje, pisze powieści po to, by moi czytelnicy rozumieli te powieści i były dla nich środkiem znieczulającym. W tej chwili kultura, jak aspiryna, nie jest w stanie wyeliminować przyczyny bólu, ale czyni go znośnym. Ja zadowalam się tym, by sprawić, że ten ból był do zniesienia. Również dla moich czytelników.

PAP: Gdy ukazała się "Szachownica flamandzka" miał pan 34 lata. Jak wyobrażał pan sobie swoją karierę? Na co pan liczył?

A.P.-R.: Z pewnością nie chciałem zostać pisarzem. Miałem łódź, kocham morze - miałem nadzieję, że gdy przestanę zajmować się reportażem i pracą dziennikarską, będę mógł żeglować. Powieści, które wtedy pisałem, traktowałem jak rozrywkę. Kiedy wróciłem z wojny w Zatoce, nie posiadałem się ze zdziwienia, że moja powieść odniosła sukces. To otworzyło przede mną drogę, na którą wcale nie zamierzałem wkraczać. Był to sposób na rozwiązanie problemów finansowych, a także szansa na intensywną intelektualną pracę. Cieszyłem się także wielką niezależnością, wolnością. Wszystkie te rzeczy wysoko sobie cenię.

PAP: Był pan jak piłkarz, który niespecjalnie lubi grać w piłkę?

A.P.-R.: Nie, nie - literatura odgrywa w moim życiu bardzo ważną rolę. Biblioteki były ważnymi miejscami. Moja osobista liczy 35 tys. tomów. Na łodzi mam biblioteczkę podręczną, liczącą 300 książek, czytam również podczas rejsów. Książki są moim życiem, moimi towarzyszami, sprzymierzeńcami w próbach zrozumienia świata. Tak naprawdę to jestem czytelnikiem, pisarzem jestem tylko przez przypadek. Resztę życia mógłbym spędzić spokojnie nie pisząc już żadnej powieści, ale nie potrafiłbym żyć bez czytania. Jestem pisarzem z przypadku, ale czytelnikiem z nałogu.

PAP: Pisanie kojarzy się często z takimi sprawami jak "natchnienie", "inspiracja". Na ile opiera się ono w pańskim przypadku na takich duchowych kwestiach, a na ile kwestia fachu, zawodu? Czy pisarz pisze tak jak krawiec szyje ubrania, a szewc naprawia buty?

A.P.-R.: Dokładnie tak samo. Jestem zawodowym pisarzem, profesjonalnym opowiadaczem historii. Rano wstaję, ćwiczę, a potem przez osiem godzin pracuję nad powieścią, którą w danym momencie piszę. Czasami robię to z większą radością, czasami z mniejszą, ale jest to moja praca i staram się skrupulatnie wypełniać moje obowiązki. Są chwile inspiracji, kiedy wszystko idzie świetnie i takie, gdy praca idzie tak sobie. Ale zawsze jest to praca nieprzerwana, wytrwała i zawodowa. Nie jestem artystą, jestem rzemieślnikiem. Mam dla artystów głęboki podziw, ale jeszcze bardziej szanuję rzemieślników. Zawsze wolałem dobrego szewca od filozofa. Każdy może powiedzieć, że jest filozofem, ale tylko nieliczni potrafią dobrze naprawić obuwie.

PAP: Co poradziłby pan młodemu człowiekowi, marzącemu o karierze pisarza?

A.P.-R.: Mam radę: nie spieszyć się z publikacją, dużo czytać, dużo pisać i wszystko wyrzucać do kosza. Aż przyjdzie moment, kiedy przeżyjemy dostatecznie wiele, by móc zacząć pisać. Wiele literackich talentów przepadło z powodu nadmiernego pośpiechu. Myślę, że osiemnasto- czy dwudziesto-latek przeżył jeszcze zbyt mało i nie ma o czym pisać. Poza wyjątkowymi talentami, wszyscy - by móc pisać - potrzebujemy bagażu doświadczeń. Trzeba się do tego ważnego momentu przygotowywać długo, tak jak żołnierz szykuje się do walki. Zbierać siły i zbierać broń - wszystko, co dale nam życie, obserwacja świata i książki. Wyróżniam trzy rodzaje książek, które przyszły pisarz powinien gruntownie poznać. Mówię oczywiście o autorze z naszego, zachodniego kręgu kulturowego. Przede wszystkim - wielcy klasycy, byśmy wiedzieli skąd przychodzimy. Biblia, Homer, Wergiliusz. Następnie - wielcy twórcy tworzący w jego ojczystym języku, by zyskać sprawność, klarowność i piękno wyrażania się. Wreszcie - z całą skromnością - zająć się studiowaniem literatury wieku XX. Powieściopisarzy, którzy stworzyli strukturę nowoczesnej powieści. Otrzyma w ten sposób narzędzia, dzięki którym będzie mógł obrabiać literacko otaczający go świat.

PAP: Pan, autor tak imponującej ilości książek, też wyrzucał do kosza, co napisał?

A. P.-R.: Tak, były takie przypadki, ale proszę wziąć pod uwagę, że zacząłem pisać w dość już dojrzałym wieku, z ogromnym bagażem doświadczeń. Nie byłem zupełnym żółtodziobem. Kiedy napisałem pierwszą powieść, miałem za sobą ponad 30 lat życia i wiele lektur. I nawet dziś, mając ponad 70 lat, dalej wyrzucam do kosza całe strony. To bolesne - wyrzucamy godziny, czasem całe dni ciężkiej pracy. Ale jeśli podejrzewamy, że coś nie jest dostatecznie dobre, lepiej się tego pozbyć. Mam takie trzy czy cztery powieści, których nigdy nie udało mi się ukończyć. Nie wydawały mi się wystarczająco dobre. Wydaje mi się, że takie podejście i pozbywanie się pewnych rzeczy, jest częścią zawodu pisarza.

PAP: Aż niezręcznie spytać: czy pracuje pan teraz nad nową książką?

A. P.-R.: Tydzień temu skończyłem powieść, jestem na etapie jej redagowania, korekty. Mam już jednak pomysł na kolejną. Mam pewien problem, zarazem zawodowy i osobisty: mam w głowie mnóstwo historii, o których od dawna myślę, ale mam też 72 lata i wiem, że nie zostało mi już tak wiele czasu. Trudno podjąć taką decyzję, co napisać, a co przepadnie. Nie mogę być nawet pewny, że doprowadzę do końca powieść, którą zacznę. Staram się więc starannie wybierać tę najwłaściwszą. Nie pozostanie mi już wiele czasu, żeby naprawiać błędne decyzje. Są pewne opowieści, które umrą razem ze mną. Napawa mnie to melancholią.

PAP: Spodziewał się pan, że przyjdzie panu żyć w czasach, gdy teorie spiskowe dominować będą już nie tylko strony powieści, ale staną się częścią codziennego życia, rzeczywistości politycznej? I to brane na serio?

A. P.-R.: Całe życie jako reporter spędziłem w świecie spisków. Dla mnie to nic nowego, dla Polaka też nie powinno. Trudna, bolesna historia Polski wskazuje na to, że świat jest miejscem trudnym, skomplikowanym, terenem walk różnych sił i wpływów. A skurwysynów znajdzie się i na Wschodzie i na Zachodzie. Polacy mogliby wiele nauczyć innych, wiele powiedzieć o historii, rzeczywistości i świecie. W tej chwili dotykam leżącej przede mną szabli polskiego żołnierza kawalerii z 1939 r. Posiadam w domu około 150 kawaleryjskich szabli, od czasów napoleońskich po współczesność. Tej, której dotykam, używano w trakcie ostatnich szarż na oddziały niemieckie. Polska jest krajem, któremu nikt nie musi dawać lekcji historii. To nam pozostaje: pamięć i kultura. Tego się musimy trzymać. Z tych okopów nie będą w stanie wyrzucić nas ludzie ani ze Wschodu, ani z Zachodu.

https://www.pap.pl/aktualnosci/arturo-perez-reverte-zawsze-wolalem-dobrego-szewca-od-filozofa-wywiad

21 junio 2024

El fotoperiodista Gervasio Sánchez desvela la curiosa forma en el que conoció a Pérez-Reverte en la guerra de Croacia

cadenaser.com - 21/06/2024

Desde que en el año 1984 finalizase sus estudios de Periodismo en la Universidad Autónoma de Barcelona, Gervasio Sánchez (Córdoba, 1959) no ha dejado de retratar el mundo tal cual lo veían sus ojos. La trayectoria del fotoperiodista está marcada por la presencia en prácticamente todos los conflictos de las últimas cuatro décadas: desde los conflictos armados en Latinoamérica hasta la guerra de los Balcanes o las contiendas en Argelia y Egipto. Precisamente a uno de sus primeros destinos, El Salvador, ha viajado el equipo de 'En primicia' para reunirse con Gervasio Sánchez. Lara Siscar, presentadora del formato de La 2, ha entrevistado esta semana al que es uno de los reporteros gráficos más relevantes de nuestro país. Gervasio Sánchez vive por y para su trabajo, tal y como relata su hijo Diego Sánchez que interviene en este reportaje: "Es para él una pasión total y absoluta". Es justamente su vástago el que señala que su padre siente cada uno de sus trabajos como si fuesen sus hijos. Así lo demuestra la historia que vertebra este episodio del programa del ente público centrado en poner en valor la labor de grandes referentes del periodismo. En el programa emitido este pasado jueves, el equipo de Lara Siscar viaja a El Salvador para encontrarse allí con el protagonista del programa. 

Es allí, durante la charla, cuando Gervasio Sánchez recuerda el momento en el que conoció al también periodista Arturo Pérez-Reverte. Durante la guerra de Croacia, el equipo de Televisión Española, formado por Pérez-Reverte y su cámara, se dirigían a Vukovar (Coacia) y se sabía que el trayecto hasta alcanzar esta ciudad era altamente peligroso. "Me acerqué, me presenté y les dije 'sé que mañana vais a Vukovar. ¿Podría seguir vuestro camino con mi coche para no equivocarme de sendero y saltar por los aires?'". Ante esta proposición, el periodista y escritor se mostró reacio, tal y como él mismo confiesa. "Era muy pelmazo", dice con humor el escritor de 'Alatriste', y aclara que "al final nos convenció y vino con nosotros". Pérez-Reverte cuenta que vio que aquel muchacho al que acababa de conocer trabajaba bien y aguantaba aquello con mucha entereza "y me cayó bien", confiesa.

En aquellos días en Vukovar Gervasio Sánchez consigue -no sin esfuerzo- utilizar el único teléfono que había en la zona, que era el de la radio croata. Consiguió así dictar su crónica a su compañero del 'Heraldo de Aragón' y cuando se reencontró con él en el hotel le contó su peripecia hasta conseguir comunicar su trabajo. Cuando Pérez-Reverte le pidió que le diese la ubicación de aquel teléfono para conseguir hacer su crónica para la radio, Sánchez se da cuenta de que el académico se le adelantaría, y con mucha pericia le dijo a su compañero que le costaría mucho llegar al búnker en el que se encontraba el teléfono y que de noche no sabría encontrar el lugar.

https://cadenaser.com/nacional/2024/06/21/el-fotoperiodista-gervasio-sanchez-desvela-la-curiosa-forma-en-el-que-conocio-a-perez-reverte-en-la-guerra-de-croacia-cadena-ser/


10 junio 2024

Antonio López, Valentín Fuster, Adela Cortina y Paco Arango reciben el Premio XLSemanal 2024

Fátima Uribarri - abc.es - 10/06/2024

La revista de actualidad más leída de España entregó los galardones con los que reconoce la trayectoria y el aporte a la sociedad de destacadas figuras en las categorías Creación, Ciencia e Innovación, Pensamiento y Valores. Una celebración inolvidable. Fue una noche especial, una celebración para «dar las gracias a cuatro personalidades que con su trabajo, su genio y su compromiso construyen para todos progreso, entendimiento y belleza». Así describió Mar Cohnen, la directora de 'XLSemanal', la ceremonia de entrega de los premios que la revista de actualidad más leída de España entregó el pasado jueves en la Real Academia de Bellas Artes de San Fernando, en Madrid. Unos galardones con los que la publicación líder de la prensa dominical quiere reconocer la trayectoria de personalidades relevantes de nuestra sociedad y nuestra cultura. En esta II edición fueron premiados el pintor, escultor y dibujante Antonio López, en la categoría Creación; el cardiólogo e investigador Valentín Fuster, en Ciencia e Innovación; la filósofa y catedrática de Ética Adela Cortina, en Pensamiento, y el filántropo y presidente de la Fundación Aladina, Paco Arango, en Valores.

https://www.abc.es/xlsemanal/personajes/premios-xlsemanal-2024-antonio-lopez-valentin-fuster-adela-cortina-paco-arango.html

09 junio 2024

Los duelistas

Karina Sainz Borgo - zendalibros.com - 09/06/2024

Tras seguir los pasos de Patrick Leigh Fermor en 'Una aventura griega' (Debate) y desplegar un retrato personalísimo de Andalucía en Jerez (Tinta Blanca, 2023), María José Solano presenta ahora 'La mujer que besó a Virgilio y otros viajes literarios' (Berenice 2024), un volumen que lleva de la mano al lector por las librerías de viejo de Buenos Aires, se mueve diestra por el azul de Niza, Cannes, Antibes y Montecarlo y arroja su mirada intensa sobre el Mediterráneo, ese mar de Homero que ella conoce al dedillo.

Un libro de esta naturaleza no podía presentarse con un aburrido pregón. Para compartirlo con los lectores, Solano eligió la Escuela de Esgrima Ateneo, del maestro Jesús Esperanza. En una conversación a mitad de camino entre el combate y el coloquio con el escritor y académico de la lengua Arturo Pérez-Reverte, Solano habló de la naturaleza literaria del viaje en su obra y de la importancia de los clásicos en la definición de su voz narrativa.

Florete en mano, Solano y Reverte conversaron durante más de una hora no sólo sobre el libro de la sevillana, también de su vida, su infancia y de aquellos episodios que han hecho de ella la escritora que es hoy. Rápidos, ágiles, certeros, conradianos. Solano y Reverte se convirtieron en duelistas. Intercambiaron lances. Pérez-Reverte habló con Solano como un maestro que examina a su más aventajado alumno. Bien es sabido que han de tener el mismo rango los dos contendientes para poder batirse. Y en este caso, María José Solano ha exhibido galones y estilo.

—¿Hasta qué punto proyectar los libros leídos te ayudó a entender la vida y a moverte por ella?

—Los libros te ayudan, pero si no tienes un Virgilio, si no tienes un maestro que te lleve por los caminos adecuados, que seleccione para ti, que te guíe, te cuesta más llegar. Yo tuve la suerte de tener muy buenos maestros en el camino.

—¿Qué libros fueron definitivos?

—Esa pregunta tiene trampa —Solano saltó, felina— porque tú y yo sabemos que esos libros que nos hicieron felices son los libros que ahora publicamos en Zenda-Edhasa. Esos títulos de aventuras son los libros que a mí me convirtieron en lectora.

Mitad presentación y la otra conversación, los asistentes presenciaron ya no sólo una exhibición de destrezas: asistieron al retrato en primera persona de María José Solano. Arturo Pérez-Reverte consiguió descubrir ante los lectores quién es esa mujer brillante a la que precede un espíritu aventurero. «María José es una paseante, una paseante por el mundo, con una diferencia importante al resto de las paseantes, y es que ella lo sabe contar. No se limita a decorar los lugares que visita, sino que los cuenta, y los cuenta muy bien. Los libros y el viaje han estado muy vinculados a ella desde niña», explicó Arturo Pérez-Reverte a manera de preámbulo, para ir luego directo al grano.

—¿Para ti qué es el viaje?

—Para mí viajar es leer en movimiento. Mi biografía se hace viajando, primero con mis padres, con mi familia, con mis hermanos y después sola, muy pronto y muy pronto sola. Y como los libros han sido mis compañeros de vida, yo nunca he concebido un viaje sin libros.

—Lees desde pequeña. Eras una cría de pelo corto que leía en el patio del colegio mientras los demás jugaban. ¿Cuál fue el primer lugar donde hallaste la lectura? ¿En la librería de casa, en la biblioteca, el colegio?

—En la librería de casa. Tuve la suerte de nacer en una familia con seis hermanos mucho mayores que yo. Cuando alcancé la edad lectora ellos ya eran universitarios, todos. Ya cada uno había hecho su propia biblioteca especializada: uno era arquitecto, el otro era historiador, americanista, la otra era filóloga inglesa, la otra filóloga hispánica, la otra abogado… Entonces me movía por una casa con seis bibliotecas. Tuve mucha suerte, podía no haberme interesado, pero encontré en aquel sitio, en aquel ecosistema, encontré el lugar donde yo era feliz, sin ser consciente de eso. Luego ya, claro, por supuesto, vino la certeza de que esa era la forma, y una forma de felicidad.

—¿Te puedes imaginar en una vida, en una relación, en un mundo sin esos libros?

—Jamás. No sería yo.

Touchée.

Pérez-Reverte elogió la elegancia de la prosa de María José Solano, una mujer acostumbrada al viaje porque lo lleva dentro. Aventajada exploradora y escritora, hace unos años cogió una maleta de mano, metió en ella una libreta, varios libros, y se marchó sola a Grecia para reconstruir el paso del héroe de guerra, escritor y cronista viajero Patrick Leigh Fermor (1915-2011). De ahí nació 'Una aventura griega' (Debate), que también ocupa parte de la conversación esta tarde. «Una mujer enamorada que busca a un escritor muerto». La definición de Reverte no puede ser más precisa. Nausícaa buscando a Ulises por todo el Peloponeso.

Con una prosa apasionada, aventurera y recia, elegante como una cubertería de plata, Solano mezcló en aquel libro la novela, biografía y diario de viaje para retratar un ser mitológico. Corinto, Micenas, Epidauro, Esparta o la isla de Hydra… De la mano de María José Solano, el lector se pierde en el molino de Lemonodasos y bebe retsina en sus tabernas. Dentro y fuera de sus libros, Solano no para de moverse. Para ilustrar esa simbiosis entre viaje, exploración y creación, Arturo Pérez-Reverte decide adentrarse en aquellos personajes clásicos de la literatura de aventura a los que Solano trae consigo como parte de su esencia lectora, desde niña.

—¿Quién es Phineas Fogg? ¿Y D’Artagnan? ¿Qué fue antes, Willy Fogg o D’Artagnan?

—Willy Fogg, claro. Tendría seis o siete años cuando esa serie se hizo… Ahora diría loco, pero diría viral. Fue una locura. Fui a buscar en la biblioteca quién lo había escrito y lo leí.

Cinéfila, políglota, historiadora del arte, madre, escritora, zendiana, lectora. La conversación va mostrando todas las capas de María José Solano, una mujer que igual analiza un western como se sienta a hablar con José Luis Garci de 'El halcón maltés'. En Solano el viaje ocurre de forma permanente, incluso hacia zonas para muchos desconocidas y que esta tarde se manifiestan con belleza y honestidad en una conversación inagotable entre la mujer que besó a Virgilio y el maestro de esgrima.

—Tardaste mucho en escribir y en publicar. ¿Por qué? ¿Esperaste a vivir y a leer para escribir? ¿Por qué tan tarde?

—¿Eso es bueno o malo?

—Es una pregunta.

—Tardé porque yo no pensaba escribir.

—¿Nunca tuviste ambición de escritora?

—Nunca. Yo tengo ambición de lectora. Cuando se te ocurrió la magnífica idea de Zenda y se formó aquel equipo magnífico.

—Aquí están.

—Zenda fue la oportunidad para, de una manera natural, escribir. Yo creo que todos los lectores, de una manera natural, tienden a querer escribir. Yo nunca había querido publicar ni tenía nada escrito. Yo no quería tener una novela en el cajón, quería tener muchos libros sobre la mesa. Esa era mi ambición. Y lo que pasa es que Zenda me llevó a escribir.

Sevillana hasta los huesos. También lampedusiana, jerezana, veneciana, florentina, londinense. Mujer de aeropuertos y ojos pardos, zendiana y guerrera; heroína en trance de contar héroes. ¿Qué no es María José Solano? Esta tarde explica la escritora a Arturo Pérez-Reverte que le interesan los héroes con fisuras. Reconoce, también, cómo se vuelven tales según quién los mire. «Si no hay una mirada de mujer que lo construya, por mucho que canten su épica no hay héroe posible».

—Dices que al héroe lo explica entonces la mirada de la mujer…

—Lo explica Ovidio, lo explica Tucídides, lo explica Butler, que tiene la certeza, después de traducir la 'Odisea' y la 'Ilíada', de que los libros tienen manos diferentes. Se va a Sicilia a investigar qué puede deducir con un mapa y el libro en griego y llega a la conclusión de que la autora de la 'Odisea' es una mujer. Es Nausícaa. Y Robert Graves, que sigue esa línea, lo explica en 'La diosa blanca'.

—¿Y las heroínas, quién las construye?

—Se construyen a sí mismas, solas. La heroicidad de la mujer es la soledad.

Rodeados de floretes, espadas, petos y sables, Pérez-Reverte y Solano acometen una conversación deslumbrante sobre un libro deslumbrante escrito por una mujer deslumbrante. Si Artemisia estuvo al mando como general en la batalla de Salamina y Juana de Arco lideró los ejércitos franceses contra Inglaterra en la guerra de los Cien años cómo no va a ser ella, la mujer que besó a Virgilio, la espadachina aventajada para batirse a duelo con un maestro esta tarde de junio, en el número seis de la calle Academia.

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26 mayo 2024

Pérez-Reverte y su alter ego

Francisco Fernández Frías - informacionsanfernando.es - 26/05/2024

Hubo una vez un aprendiz de escritor que quedó prendado con la escurridiza agilidad de tú pluma. Con la inestimable habilidad que la naturaleza te ha dotado para retratar en plano corto cada frase que escribes, y con la sencillez plástica que amontonas en la trastienda de tú creatividad para acunar un párrafo cualquiera, mientras mantienes en vilo al lector hipnotizado.

Podría telegrafiar de carretilla tú gestación literaria. Desde aquel desencantado húsar, Frederick Glüntz, que incubaste con treinta y pocos años, hasta tú última osadía novelística, retando al mismísimo Arthur Conan Doyle y su Sherlock Holmes en la novela 'El problema final', pasando por los bombazos de 'El asedio', donde de nuevo, los morriones franceses toman protagonismo en tu embeleso por la Baja Andalucía, Prima Donna del elenco de tus creaciones. Podría hablarte de los ratos interminables que he pasado con tus libros abiertos mirando al infinito tratando de poner cara a don Jaime de Astarloa en 'El maestro de esgrima' o a Tánger en 'La carta esférica' antes de que Pedro Olea e Imanol Uribe quebraran esos rostros imaginados poniéndoles semblante legítimo en el vasto perímetro luminoso de los lienzos cinematográficos. Podría relatarte la cantidad de horas de embeleso que consumí inútilmente fantaseando con la remota posibilidad de llegar a escribir una sola novela con la mitad de embrujo que la menos seductora de las tuyas. Y podría seguir hasta el final del artículo utilizando este modo condicional del verbo poder, para enfatizar tantas sensaciones percibidas con el goce de tu obra. Pero no. No me trae hoy al teclado la práctica lisonjera que muchos de tus devotos ejecutarían dichosos sobre la ya expresada admiración que se rinde al sacralizado Arturo Pérez-Reverte como extraordinario novelista.

He tomado el atajo de la otra cara que muestras como escritor porque quiero ser honrado conmigo mismo y, a pesar de la devoción pronunciada hacia tú ingenio, manifestar el sinsabor que provocan en mi paladar literario los calificativos que manejas para catalogar a políticos e instituciones merecedoras de la más elemental consideración por la simple naturaleza de soberanía que las amparan. Posiblemente te estarás preguntando por qué te tuteo. Antes de seguir te lo digo en dos palabras. Una, porque soy mayor que tú y me tomo libremente la venia. Y dos, porque a pesar de ese tratamiento campechano que acerca a las personas, nunca te faltaré al respeto. Recuerda que vivo en la Baja Andalucía: ya nos conoces.

Has cogido el truco. Has aprendido a buscar en el insulto fácil la lanzadera que impulsa gratuitamente la vulgaridad de los reclamos que atraen la atención de la plebe. Una plebe loca por escuchar en boca de laureados académicos groserías como las que, por ejemplo, dedicaste a los diputados del Congreso aquella ocasión en la que tras el titular de 'Esa gentuza' te quedaste con las ganas de acercarte a alguno de ellos para “ciscarte públicamente en su puta madre”. ¡Qué bonito! En ello encuentra el vulgo la mejor excusa donde ampararse para utilizar el lenguaje soez. Desde entonces, sin dejar de racionar cuarteleramente calificativos barriobajeros, vuelves a las andadas de cuando en cuando, reproduciendo el glosario bajuno que impregna tú alter ego como en ese otro trabajo titulado 'Sobre imbéciles y malvados'. Aquí ya no solo sigues mostrando tus malas artes para difundir lo que escribes, sino que además repartes caña a diestro y siniestro satisfaciendo las vanidades de azules contra rojos y viceversa, para poner tú decoro a salvo. “Imbéciles”, “Tontas del culo“, “Esbirros” “Cobardes” “Traidores” “Embusteros” “Analfabetos” “Mafia conservadora”… Por un momento me parecía estar leyendo cualquier lance aventurero de tú héroe Diego Alatriste. Más creo señor que semejantes improperios quedan a salvo en la oquedad de su faltriquera que no por mercenario, era el valiente Capitán, dado a los exabruptos y el palabrerío villano; ¡Vive Dios! Y de tal manera sigues hasta nuestros días. Atrayendo lectores adeptos a un líder que regule y normalice la denigración del vocabulario para poder justificarse ante ellos mismos cuando ensucien sus lenguas con injurias, blasfemias y jerga arrabalera.

Esa Patente de Corso en que te auxilias, no debe facultarte para el expolio literario. Los académicos sois custodios del buen gusto por las letras y paladines de la dicción considerada: servidumbre irrenunciable de vuestro docto nombramiento. La ofensa condecorada es indigna de un escritor de tú categoría. Déjala para nosotros los burdos escribidores por favor. Déjala para la plebe cerril y mal educada. Ya nos encargamos de perpetuarla con nuestra montaraz incultura. No manches de ordinariez la impoluta celebridad de la RAE que te acoge. Sigue deleitando la sapidez literaria de tus incondicionales con las dulces sensaciones que provoca la selecta prosa de tu genuina narrativa y no provoques más a la libertad de expresión mal entendida porque corres el riesgo, como te advirtió Teresa Cunillera en su momento, que cualquier día el imbécil de turno se cruce contigo por la calle y le dé a él también por mancillar la honesta cuna de tú respetable ascendencia con cualquier exabrupto copiado del extenso catálogo de tú pervertido léxico.

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