23 agosto 2026

Publicación de la versión francesa de 'Línea de fuego'

90 ans après, l'écrivain Pérez-Reverte replonge dans la sanglante Guerre d'Espagne

AFP - 23/08/2026

Quatre-vingt-dix ans après son déclenchement, la Guerre d’Espagne n’en finit pas de hanter les mémoires, dont celle du célèbre écrivain espagnol Arturo Pérez-Reverte, qui fait revivre à hauteur d’homme sa bataille la plus sanglante.

'Ligne de feu' (Gallimard), sorti cette semaine, est un gros roman choral de 650 pages dans lequel l’auteur décrit minutieusement la bataille de l’Ebre, qui marque en 1938 la dernière grande offensive des forces républicaines et leur échec face aux nationalistes de Franco. C’est le premier ouvrage que le prolifique Arturo Pérez-Reverte, pilier des lettres espagnoles avec près de 50 livres [sic] traduits en une quarantaine de langues, consacre à la guerre civile.

L’écrivain a tenu à l’écrire car «les personnalités politiques espagnoles, aussi bien de droite et d’extrême droite que d’extrême gauche, qui n’ont pas connu la guerre civile et n’en savent pratiquement rien, en ont fait un instrument politique», explique-t-il dans un entretien à l’AFP à Paris. A la sortie du livre en espagnol en 2020, il a été critiqué pour avoir placé les combattants des deux camps sur un pied d’égalité. Mais, pour lui, tous ceux qui luttaient dans les tranchées étaient, avant tout, des «êtres humains, des jeunes effrayés, des pères de famille inquiets pour leurs enfants et leur épouse, des hommes qui tuent et souffrent», énumère-t-il.

Comme dans plusieurs de ses autres livres, l’auteur de 74 ans nourrit son œuvre de l’expérience de deux décennies de reportages de guerre. «J’ai l’avantage de porter avec moi un bagage de vie important. Et quand je raconte la douleur, l’échec ou la mort, je n’invente rien. Il me suffit de me souvenir», relate l’ex-journaliste ayant couvert une vingtaine de conflits en Amérique latine, au Moyen-Orient, en Afrique et en Europe de l’Est à partir des années 1970. «La guerre a une odeur qui lui est propre, qu’on n’oublie jamais, une sorte d’odeur de chair en décomposition et de plastique brûlé», se souvient l’écrivain.

Arturo Pérez-Reverte, qui a connu un grand succès avec 'Le Maître d’escrime' et 'Le Tableau du maître flamand', publiera en octobre son prochain roman, 'La hipótesis más peligrosa' ('L’hypothèse la plus dangereuse'). Peu avant, sera mise en ligne sur Netflix une mini-série adaptée de son ouvrage 'Le problème final', qui vient s’ajouter à d’autres adaptations de ses œuvres, comme 'La Neuvième Porte' avec Johnny Depp, et 'Alatriste' avec Viggo Mortensen. Bien qu’il se définisse comme un 'analphabète du numérique', le romancier est très actif sur les réseaux sociaux, où il rassemble 2,5 millions d’abonnés rien que sur X. Mais Arturo Pérez-Reverte estime ne pas avoir besoin de l’intelligence artificielle. S’il dit avoir parfois recours à Google, il consulte surtout sa vaste bibliothèque, qui compte plus de 35.000 volumes. 'Mon IA, ce sont les livres', résume-t-il.

https://www.la-croix.com/90-ans-apres-l-ecrivain-perez-reverte-replonge-dans-la-sanglante-guerre-d-espagne-20260823

'Ligne de feu', d’Arturo Pérez-Reverte : dans l’enfer espagnol

Christian Authier - Le Figaro Littéraire - 28/08/2026

Dans la nuit du 24 au 25 juillet 1938 commença, durant la guerre civile espagnole, la bataille de l’Èbre, qui se solda, près de quatre mois plus tard, par 20.000 victimes et la victoire des nationalistes précipitant la chute de la République. Avec son nouveau roman, Arturo Pérez-Reverte raconte les dix premiers jours de cette bataille autour du village de Castellets del Segre au cours de laquelle les forces républicaines lancent une offensive visant à fixer l’ennemi dans une opération de diversion.

À travers cet épisode imaginé par l’écrivain, mais s’inspirant de personnages réels, le lecteur va découvrir et suivre Patricia Monzon, jeune militante communiste en charge des communications, le dynamiteur Julian Panizo et son camarade Francisco Olmos, le légionnaire Santiago Pardeiro, le monarchiste catholique Oriol des Forques, le caporal maure Seliman, les journalistes étrangers Phil Tabb et Vivian Szerman, le photographe Chim Langer, d’autres encore suscitant l’admiration ou l’effroi.

On pense…

https://www.lefigaro.fr/livres/ligne-de-feu-d-arturo-perez-reverte-dans-l-enfer-espagnol-20260828

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